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L'histoire de la Commune

La Faute-sur-Mer une jeune commune née en 1954...

1825

En 1825, revenant d'un voyage à la Tranche, le conseiller de Bazan écrit :

…sur ce parcours, on ne trouve aucune terre cultivée, rien qui annonce la présence de l'homme. A peine existe-t-il sur les dunes qui longent cette côte quelques traces de végétation .

Quelques huttes se dressent, au lieu dit « Les Violettes », nommé à l'époque « Les vieilles maisons ». Le terrain de la flèche sableuse ne vaut pas grand chose. Pauvres, exclus du reste de la terre par les mauvais moyens de transports, les habitants des vieilles maisons, puis du hameau de La Faute, dépendent de la commune de la Tranche-sur-Mer. Ils profitent de l'exploitation de quelques bouchots, de la pêche et de la laisse de mer.

Les plus riches possèdent des ânes, et des charrettes. Les hommes et les femmes les moins favorisés s'embauchent à la journée aux périodes fastes.

Faute de pont, le passage entre L'Aiguillon et La Faute était assuré par le père Jarny avec sa yole, de sorte que les Aiguillonnais pouvaient y cultiver la vigne.

1910

Le premier pont reliant L'Aiguillon à la Faute est construit en 1910. Mobile, celui-ci permet aux navires à voile de remonter Le Lay jusqu'au Port Moricq. Pavillons anglais et danois ne sont pas rares dans les parages. Des deux ou trois mâts naviguent sur la rivière et transportent du blé, du charbon… L'activité économique du port de L'Aiguillon est réelle.

Indépendance de La Faute-sur-mer

Le 23 décembre 1925, un premier projet d'indépendance pour que La Faute-sur-Mer devienne une commune à part entière est envoyé au ministère de l'Intérieur. Aucune suite ne sera donnée à ce premier projet.

En 1929, un deuxième projet d'autonomie de La Faute tombe encore dans les oubliettes administratives.

La Faute compte alors 151 habitants et une centaine de maisons.

Le 28 août 1951, les conseillers municipaux de la section de La Faute de la commune de la Tranche font parvenir un nouveau courrier sollicitant l'indépendance de la Faute :

Répondant au désir unanime de la population de l'agglomération de la Faute :

Considérant que :

L'agglomération de la Faute étant suffisamment importante et son développement rapide

Les limites de la section étant reconnues et fixées ;

L'éloignement de chef-lieu de la commune (11 kilomètres) cause une gène très grande aux habitants ;

La modernisation et l'administration même de la Faute sont freinées en l'état actuel des choses ;

Le développement de la station estivale de la Faute devant être accéléré ;

Demandent , l'érection en commune autonome de la section de la Faute-sur-mer ».

Quatre solutions sont alors envisagées, sur un document manuscrit et d'un auteur inconnu, peut être Jules Dudit :

Statu quo

Rattachement à la commune de l'Aiguillon

Erection en commune

Classement en section de commune

« La troisième solution n'a pas l'air de pouvoir passer », écrit l'auteur.


Le 2 octobre 1951, Jules Dudit, conseiller municipal de la Tranche, adjoint spécial de La Faute, fédère ses troupes. Une pétition est envoyée à la sous-préfecture des Sables. Le Ministre de l'Intérieur reçoit la missive suivante:

Monsieur le Ministre,

J'ai l'honneur de vous adresser une pétition de tous les habitants de la Faute-sur-mer, ayant pour objet le détachement de la section de la Faute et son érection en commune distincte.

…en 1951, le nombre d'habitants s'élève à 300 dont 230 électeurs. Il y a plus de quatre mille estivants et l'agglomération compte plus de 400 immeubles.

… l'accroissement de la population et des immeubles nécessite des réalisations rapides et l'organisation de services urbains ; ceci est actuellement impossible par suite de la crainte de la majorité du conseil municipal (de la Tranche) dont les habitants voient notre station balnéaire comme concurrente sérieuse ».

Le dossier est accompagné de 370 signatures sur 371 Fautais. Mais l'affaire avance lentement, les conseillers de la section écrivent de nouveau au ministre.

« Monsieur le Sous-Préfet désire faire procéder à une enquête, il semble que cette personnalité, conseillée par des commerçants de la Tranche, et le Maire lui même, tous des réactionnaires profitant de la station estivale et l'améliorant en bénéficiant des ressources de la Faute, cherchent les moyens ou de retarder notre projet ou de le faire échouer comme cela s'est produit à deux reprises en 1929 et 1938.

La population de la Faute n'admettra pas cette fois …

Et Jules dudit , poursuit son combat !

Par ordonnance du 2 novembre 1945, le hameau de La Faute-sur-Mer est érigé en commune distincte.

Le 21 décembre 1953, Jules Dudit, Edmond Joufflot et Jean Violet, membres de la délégation spéciale de La Faute, procèdent à l'élection du Président de la délégation. Jules Dudit est élu à l'unanimité.

La Faute-sur-mer ?… Comment s'appellent les habitants ?…

Les habitants de La Faute-sur-Mer s'appellent les Fautaises et les Fautais.

Au 1er janvier 2013, la commune compte 839 habitants.


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